Les étudiants qui veulent se préparer au thème de culture générale pour l’année 2016-2017, la parole, trouveront déjà sur ce site un certain nombre de documents :

  • un long commentaire d’un texte fondamental de Descartes sur la parole et le langage. Il permet de donner une profondeur philosophique puisqu’il lie la question de la parole à celle de la spécificité de l’homme, de son essence, de sa nature. Que faut-il pour qu’il y ait langage et parole au sens fort du terme? L’homme est-il le seul être doté de la parole? Quelle est donc la spécificité de la parole qui serait la preuve de la spécificité de l’homme?  (c’est ici)
  • une problématisation d’une dissertation sur le sujet suivant : “Une parole peut-elle être sans objet?”. On y trouvera les conditions de possibilité de la parole au sens fort et une analyse des différentes ouvertures possibles.  (c’est ici).
  • il y a bien des modalités qui produisent la déchéance de la parole (au sens fort du terme), notamment lorsqu’elle se réduit au seul rôle d’outil. à sa fonction pragmatique : voir la problématisation d’un sujet sur cette question “Le langage n’est-il qu’un outil ?” (c’est ici).
  • A partir du commentaire du texte de Bergson (c’est ici), on pourra commencer à voir la différence entre parole parlante et parole parlée (Merleau-Ponty) ainsi que la spécificité de la parole poétique par rapport à l’usage habituel du langage :  le poète contemporain, Francis Ponge, veut retrouver dans le langage et dans les mots leur valeur expressive, dynamique, rythmique, passionnelle qui se trouve en-deçà du langage rationalisé, « civilisé », abstrait, « desséché », «prétentieux», « plastronnant » : « Cependant, grâce à vous [les mots], réserves immobiles d’élans sentimentaux, réserves de passions communes sans doute à tous les civilisés de notre Age, je veux le croire, on peut me comprendre, je suis compris. Concentrez, détendez vos puissances,- et que l’éloquence à la lecture imprime autant de troubles et de désirs, de mouvements commençants, d’impulsions, que le microphone le plus sensible à l’oreille de l’écouteur. Un appareil mais profondément sensible. »